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Toyota Prius 2006 - Un acte de foi !
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Pour la troisième année consécutive, Ressources naturelles Canada a décerné un prix ÉnerGuide à la Toyota Prius à cause de sa très faible consommation d’essence. Mais voilà, pour économiser beaucoup d’essence, il y a un prix à payer.
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La Prius de seconde génération, lancée 2004, est une berline de taille intermédiaire aussi spacieuse qu’une Camry. Une voiture offrant des performances satisfaisantes (0-100 km/h d’environ 10 secondes) compte tenu de sa consommation très réduite. Le fabricant affiche des cotes de 4,0 L/100 km en ville et 4,2 L/100 km sur route. Pour 2006, la Prius a subi de légères modifications qui rehaussent l’esthétique et son aménagement. De l’extérieur, on la reconnaît par sa nouvelle calandre, de même que ses phares et ses feux arrière redessinés. Très spacieuse, cette berline dispose d’une aire à bagages modulable volumineuse à laquelle on accède en soulevant un grand hayon. En raison de sa forme incurvée, ce hayon a deux lunettes arrière : une longue et plate dans sa partie haute et une seconde, courte et verticale dans sa partie basse. La première dispose d’un essuie-glace très pratique, mais pas la seconde qui est celle par laquelle on évalue la distance des véhicules qui nous suivent. Dommage.
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Cette voiture fait usage d’une motorisation mixte : un moteur électrique de 50 kW (et 67 chevaux) et un moteur thermique 4-cylindres de 1,5 litres (et 76 chevaux) alimenté à l’essence. Le premier sert à mettre la voiture en mouvement et procure un surcroît de puissance au second lorsque, à vitesse moyenne ou élevée, lorsqu’il faut accélérer. Ce groupe propulseur mixte a un fonctionnement qui ne requiert aucune intervention du conducteur. L’ordinateur de bord se charge de tout. Les accélérations et les reprises sont satisfaisantes, bien qu’elles soient très linéaires à cause de la transmission automatique à variation continue (CVT). Le roulement de la Prius est ferme. On se croirait parfois à bord d’un utilitaire, par dans une voiture comparable à une Camry. En outre, la servodirection électrique est légère et devient floue lorsqu’on roule par grands vents. Le freinage, par ailleurs, requiert une période d’acclimatation. Puisque l’ordinateur de bord arrête souvent le moteur, lorsqu’on ralentit, la Prius se retrouve alors en roue libre. Il faut alors varier le dosage du freinage selon que le moteur tourne ou pas, donc qu’il procure ou non du frein moteur. Heureusement, les ingénieurs de Toyota ont muni la transmission d’un mode « B » (pour Engine Brake), qui permet au conducteur d’obtenir du frein moteur lorsque l’ordinateur forcerait normalement l’arrêt du moteur.
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Mais encore, pour obtenir une si faible consommation, il faut adopter des habitudes de conduites appropriées. Accélérer doucement, éviter de suivre de trop près pour devoir freiner et accélérer continuellement, prévoir ses manœuvres d’avance pour réduire les écarts de vitesses inutiles, utiliser le régulateur de vitesse le plus souvent possible et, sur l’autoroute, conduire à 100 km/h, pas plus ! Durant nos essais, nous avons atteint une consommation moyenne de 4,8 litres aux 100 km en roulant à 100 km/h (par beau temps, sur l’autoroute et en utilisant le régulateur de vitesse). À 120 km/h, la consommation moyenne grimpait à 7 litres aux 100 km. Il n’y a rien de magique. L’attitude du conducteur et sa façon de conduire constituent le principal moyen d’optimiser la consommation d’essence, que ce soit avec une Prius ou tout autre véhicule d’ailleurs. Cependant, de là à dire que l’achat d’une Prius constitue un choix sensé, il y a plus qu’une question d’attitude, surtout avec une facture dépassant les 36 000 $. L’achat d’une Prius relève plutôt d’un acte de foi envers l’environnement. Surtout lorsqu’on aperçoit un voisin qui conduit quotidiennement un rutilant Hummer pour aller… au bureau !
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Écrit le: 2006-07-14 09:00:00
Par: Jacques Bienvenue
Source:
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Toyota Prius occasion
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